17 mai 2010

Thierry Despujols
Originaire du bassin d'Arcachon, Thierry Despujols fut d'abord compagnon plâtrier, puis ostréiculteur. Aujourd'hui, il accueille au village de l'Herbe, site inscrit et charmant, les visiteurs venus déguster quelques huîtres toutes fraîches, dans son petit troquet : quelques tables en plein air, une vue imprenable sur le bassin et la dune du Pilat au loin. Mais le plus surprenant de ce petit coin à dégustation, ce sont les hôtes qui vous accueillent : des personnages nés des matériaux et ustensiles marins que Despujols récupère dans l'océan, des totems qui, exposés devant la beauté du bassin, vous embarquent vers un voyage lointain, mélange de rêves d'enfance et d'exotisme.

A voir absolument par ceux qui s'aventurent vers le Cap Ferret.


Mais kes t'es belle, Doudou dis donc !


J'ai la guitare qui me démange...


A gauche, un guerrier au regard doux

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15 mai 2010

Sur la promenade des Arts...

Je suis excitée comme une puce depuis deux jours ! Car il y a deux jours, j'ai appris que la Ville d'Arcachon (Arcachon, vous voyez, le coin où l'on mange des huîtres, dans le Sud Ouest de la France), la Ville d'Arcachon donc (Merci aux autorités) accueillera sur le Front de Mer, rebaptisé il y a quelques années Promenade des Arts, du 18 mai au 22 juin prochain, les sculptures monumentales de Jean-Louis Toutain, l'un de mes grands chouchous de sculpteurs comtemporains, dont j'ai souvent évoqué l'oeuvre en ces lieux. Autant dire que je suis aux anges !

Les sculptures de Toutain seront accompagnées de la série "Entre le Haut et l'Eau" créée par l'artiste peintre Sylvie Gedda. Il s'agit d'une trentaine de plaques de verre synthétiques, gorgées de couleurs recto verso suspendues dans les airs (ici aux arbres de la Promenade).

A découvrir sur le site de l'artiste

Piquifou
De la terre, des couleurs éclatantes et brillantes nées du feu qui les conçoit, des formes longilignes. L'œuvre des Millet (Madame et Monsieur !) est ainsi. De terre, de couleurs et de longs corps élégants pour l'ensemble de leurs céramiques. J'aime aussi les petits personnages "lune". Installés il y a une quinzaine d'années à Vallauris, papauté de la céramique, ils exercent aujourd'hui leur art près de Périgueux et continuent de ravir les yeux avides d'exotisme avec leurs guerriers africains, leurs femmes asiatiques, andalouses ou antillaises.


Zoulou


Femme "lune"


Masaï


Casamance et son bébé

Pour découvrir l'atelier Piquifou

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7 mai 2010

Et pour bien commencer le week end, un petit portrait qui plaira tant aux dames qu'à certains de ces messieurs !


Gale Harold en Dolce et Gabbana

C'est pas du cadeau ça ? !!!

Paul Gonez
Né en 1946, Paul Gonez a fréquenté l'Ecole des Beaux Arts de Besançon et expose dès l'âge de 20 ans. Il travaille le bronze, le bois, le verre et la pierre et on retrouve dans nombre de ses masques une influence certaine de l'Art africain.

Chez lui, j'aime (encore et toujours me direz-vous !) les rondeurs plus que toute autre sculpture et la série "Espace temps"


Espace Temps : laiton et roche métamorphique


Espace Temps : laiton


Espace Temps : laiton


Espace Temps : laiton

Pour en savoir plus, le site de l'artiste avec notamment une vidéo très intéressante sur la création d'une des sculptures de la série Espace Temps expliquée par Paul Gonez lui-même.

Et pour les pressés (!) qui souhaiteraient simplement en voir plus, la galerie virtuelle par ici

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2 mai 2010

Assez de jérémiades papillonesques pour ce jour ! Parlons plutôt de choses douces et colorées : les toiles de M. VAN DIJK, par exemple.

Martin Van Dijk
Il est né en 1963. Ses toiles abstraites révèlent un geste vif, une spontanéité et une force incroyables qui me rappellent l'oeuvre du Dragon (pfff, encore lui, décidemment !). Il a même peint la Bretagne, c'est dire ! Bref, Martin Van Dijk, peintre hollandais contemporain, a tout pour me plaire. Il ne m'a fallu qu'un bref coup d'oeil à quelqu'unes de ses couleurs pour tomber sous le charme de l'artiste. Et sous le charme, je suis incapable d'un long discours plus élogieux. En conséquence, voici quelques clichés à déguster sans modération !


St Lunaire (Bretagne)

Quelques petits liens pour découvrir d'autres toiles : ici, ici aussi, et encore là

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Une des conséquences pour le moins inattendue de ma visite chez Cortez fut que je décidais le soir même d'accrocher l'une des reproductions des toiles du Dragon à mes murs.

Après près de vingt ans de recherches et un peu plus de trois ans de retrouvailles avec l'artiste (qui ne peint plus depuis des siècles - pour ceux qui auraient loupé quelques bribes de l'histoire), je n'avais en effet jamais souhaité afficher ces clichés sur papier carton dans mon antre, la démarche m'apparaissant plus ou moins consciemment comme un renoncement.

Renoncement à retrouver ces toiles dont le souvenir était et reste si merveilleusement ancré en moi.

Or, renoncer m'était impossible et accrocher une reproduction encadrée chez moi signifiait avoir sous les yeux chaque jour le témoignage de l'échec de mes recherches. Pourtant ces reproductions m'avaient été offertes par l'artiste lui-même et auraient du marquer mon esprit plus comme la preuve d'une certaine forme de réussite, d'un début d'aboutissement, qu'induire un sentiment d'échec. Et pourtant...

La visite chez Cortez arrivait également après l'une des plus grandes déceptions de ma quête artistique.

Les résultats de mes vingt ans de recherche avaient été bien maigres jusqu'aux derniers mois : je n'avais en effet trouvé trace que d'une seule toile du Dragon, conservée au musée de la Citadelle Vauban à Belle-Ile-en-Mer, mais remisée faut de place et donc inaccessible au regard.

Il y a quelques mois en revanche, la moisson aurait pu être grandiose : je découvrais l'existence d'une bonne douzaine de toiles, facilement accessibles à l'oeil de la passionnée que je suis. Las, la moitié d'entre elles sont conservées par une vieille bique (une artiste dont j'avais en ces lieux d'ailleurs évoqué le travail en des termes alors plutôt chaleureux), vieille bique disais-je dont la malhonnêteté n'a d'égale que l'impolitesse et à qui il conviendrait d'expliquer qu'il existe une différence incontestable entre ces deux espèces que sont le papillon et le pigeon... J'appris dans le même temps que six ou sept toiles du Dragon honoraient les murs parisiens de quelques proches de l'artiste. Ces toiles aussi me restent interdites, ne serait-ce même qu'en clichés photographiques, pour des raisons inexpliquées ...

Vous sentez, je le suppose, dans mes propos, la colère qui de noire est devenue sourde !

Pourquoi, dans ces circonstances, ma visite de la galerie Cortez et ma conversation avec l'artiste m'amenèrent à revoir ma position quant aux reproductions offertes par le Dragon ? J'avoue ne pas en avoir la moindre idée. La gentillesse et l'intelligence du peintre basque ont-elles tout simplement réveillé mon propre brin d'intelligence, ce dernier prenant tout à coup le pas sur le sentimentalisme exacerbé qui préside, il est certain, mes recherches passionnées depuis vingt ans et plus encore depuis mes retrouvailles avec le Dragon ? La réponse est peut-être là.

Toujours est-il que je décidais donc d'accrocher une reproduction du Dragon à mes murs en rentrant de vacances. Il me fallut en choisir une, j'en encadrais finalement deux, qui trônent aujourd'hui en bonne place.

Est-ce le signe d'un renoncement ? La marque d'une certaine résignation ? Qui sait ?


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