28 avril 2010

Cortez

Troisième bonheur artistique de mon séjour en pays basque : un joli brin de causette avec Cortez, le célèbre peintre humoristique basque. C'est dans son antre à Espelette que je lui ai rendu visite pour découvrir ses nouveautés. Et je n'ai pas été déçue. L'homme est toujours aussi charmant. L'esprit vif, l'oeil rieur, le regard continuellement aux aguêts cherchant le mot ou la scène qui lui inspirera son prochain dessin. Un bonhomme pourtant tout calme, qui d'abord vous laisse visiter sa galerie, son atelier, vous laisse ouvrir ses cartons à dessins, tourner et retourner les feuilles, puis lorsque vous le décidez ou avez choisi le dessin que vous emporterez, engage la conversation et commence à se livrer un peu. Retournez-y une seconde fois, une troisième, l'artiste s'abandonnera presque...Mon après-midi fut formidable. Cortez me fît découvrir ses premières épreuves à l'encre, m'expliqua ses débuts, m'ouvrit sans hésitation son carnet (ce n'est d'ailleurs pas un carnet mais une énorme bible !) à dessins, m'offrit l'exclusivité (encore au crayon noir) de son dessin de l'année (tous les ans, les amateurs le savent, Cortez croque en effet son célèbre personnage basque Patxy dans une scène de petit coin, de cabane au fond du jardin, enfin vous voyez quoi ! 2009 était l'année du "18e trou", hommage aux amateurs de golf, faites donc travailler votre imagination que diable !).


Un petit exemple de dessin de l'année : "La force basque" !

Bref, J'ai aussi découvert le travail de ses dernières commandes et notamment celui d'une affiche de concert de rock à mourir de rire.
L'après-midi fut doux, agréable, serein avec l'homme aux lunettes rondes et rouges. J'aime ces artistes qui prennent le temps, le temps d'aimer ceux qui les aiment, de donner et de se livrer avec délicatesse. En les quittant, il vous reste un sentiment étrange et délicieux né du plaisir de leur oeuvre et de leur infinie gentillesse. Et Grand Dieu, que l'Art de cette manière est jouissif !

Cet été, Cortez fêtera les dix ans de son personnage fétiche, Patxy. A cette occasion, il organisera dans sa galerie une grande exposition avec ses premiers dessins, ses sculptures et bon nombre de surprises. A visiter absolument ! Pour y accéder, prendre la route de Cambot en sortant d'Espelette, Patxy vous accueillera sur le bord de la route, côté droit !

Pour un aperçu du travail de Cortez, cliquez sur le lien de son site dans la rubrique "liens favoris" du Dragon et du Papillon. Le site n'a pas été mis à jour par l'artiste depuis l'an dernier, faute de temps ; il devrait être revu prochainement sans doute après la saison...

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24 avril 2010

Lolek

J'ai enfin pu tripoter les fesses de Lolek ! Les fesses de ses personnages en bronze, il va sans
dire ! Rondes, charnues, avec une magnifique patine. Les sculptures du jeune Lolek appellent la caresse et si l'exposant vous invite à en profiter... Bref, j'ai profité car pour moi l'essence de la sculpture est avant tout de satisfaire le toucher, d'offrir le plaisir par le toucher, tout autant et même plus que par le regard ! C'est la raison de mon goût prononcé pour les oeuvres rondes comme celles du grand Toutain par exemple. J'ai donc passé un moment très sympathique à tripoter les pièces exposées par Lolek dans cette petite galerie de Saint Jean de Luz, en oubliant même totalement de lorgner les peintures aux couleurs vives accrochées au mur et qui méritaient peut être que je m'y attarde. Honte à moi ! Mais "Fesses en l'air", le chien à la longue queue dont j'ai déjà fait état ici, était tellement attirant ! Qu'il est même venu faire un petit tour entre mes doigts, histoire d'admirer le travail de l'artiste.

En 2002, Lolek, répondant à un journaliste, avait expliqué que ce qu'il aimait par-dessus tout c'était de voir la main folâtre des visiteurs qui ne peuvent s'empêcher de caresser subrepticement, au passage, une fesse rebondie, un bras, une tête.

Heuuuuu, moi j'n'ai pas fait ça subrepticement !!!

Celles et ceux qui souhaiteraient découvrir l'oeuvre de Lolek (sans se ruiner !) peuvent se procurer un petit ouvrage consacré à ses sculptures auprès de son agent (fort aimable), M. Franck Keryse, au prix de 25 euros plus frais d'envoi. Et pour les plus sages, vous aurez même droit à un p'tit autographe de l'artiste en pièce jointe.

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22 avril 2010

"J'me laisse pousser les rêves et je cours après les étoiles quitte à m'faire mal."

En écoutant cette phrase chantée par Soan (merci à lui), je me suis dit qu'elle définissait assez bien mon côté "marginal".

Et mes rêves, comment poussent-ils ? Bien souvent par l'Art quel qu'il soit... L'Art les engraisse si j'ose dire ! Bref, je reviendrai donc sur trois rencontres en pays basque, rencontres d'artistes que j'apprécie un peu, beaucoup, etc...

Partarrieu
Les parisiens l'appellent Laurent, les basques, Mattin !
Mattin Laurent Partarrieu, un artiste plus peintre que sculpteur mais sculpteur tout de même, expose régulièrement et désormais, depuis le début de ce mois, toute l'année, à Saint Jean de Luz à la galerie Hortago (les parisiens peuvent retrouver son oeuvre à la galerie Hortago du XVIe arrondissement). Ce basque à Paris traite souvent avec humour et grivoiserie ses sujets, les lieux qu'il peint. On dit de son oeuvre qu'elle est destinée au plaisir, masculin avant tout ! C'est vrai qu'il met en scène nombre de jolies jeunes filles élancées et que maintes fois, il affiche des échanges de regards passionnés et même polissons avec des messieurs jeunes ou plus âgés. Il mélange les générations avec délicatesse, illustre son pays basque, le réinvente des souvenirs de son enfance qu'il a emportés à Paris. Mattin par ses couleurs fait entendre la musique des fêtes basques ou des comptoirs parisiens, il donne par son oeuvre l'envie d'aimer la vie et les gens. Ceux qui le connaissent disent de sa peinture qu'elle est comme lui, généreuse. En observant ses toiles, il n'est pas difficile de le croire.
Le nouveau livre des oeuvres de Mattin Laurent Partarrieu (vendu au prix de 50 euros) est désormais disponible avec ses 136 pages de pur plaisir ! A déguster sans modération. Mon seul et égoïste regret : la mère Michèle n'y est pas reproduite, bouhhhhh !

Pour de plus amples renseignements et découvrir quelques toiles, un clic à droite !

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18 avril 2010

Dernière étape de la ballade photographique en pays basque, avec une escale à Cambo-les-Bains. Le Papillon reprendra ensuite ses bonnes vieilles habitudes et vous parlera notamment de trois rencontres artistiques vraiment sympathiques.

Cambot-les-Bains
Connue pour ses thermes où l'on soigne principalement les rhumatismes et les problèmes pulmonaires, la petite bourgade laisse découvrir, au mois de mars, une superbe collection de camélias. Amateurs de macrophotographie et de fleurs, à vos appareils !


L'église Saint Laurent
Construite au XVIIe siècle. Comme de nombreuses églises labourdines, elle se caractérise par ses galeries, son retable baroque et son chevet surélevé surmontant la sacristie.


A l'extérieur, quelques stèles discoïdales et tabulaires datant des XVIIe et XVIIIe siècles.
Ces monuments funéraires sont un héritage du passage celtique en pays basque


Saint Léon vous accueille, sa tête tranchée sur la main !


Galeries en chêne et orgue


Tout de bois doré

Cambo-les-Bains
Collection de camélias des Thermes. Simplement superbe !

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15 avril 2010

Saint Pée sur Nivelle : hameau d'Ibarron
A découvrir : le charme d'une maison de 1650 entièrement rénovée.

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12 avril 2010

Itxassou
Le pays de la cerise noire, que l'on déguste en confiture avec le fromage de brebis. Miam !
Le pays des élevages aussi. La preuve en images !


Les moutons sous les cerisiers (pas encore en fleurs, dommage !)


Le mouton noir


Tenue d'hiver


Les chevaux


A deux, c'est mieux !



Comment ça, j'suis frisé ?


Tu veux ma photo ?


Façade au pays de l'élevage


Dédé et Peggy !
Lorsqu'on parle de tête de cochon, l'expression dit bien ce qu'elle veut dire. Dédé a une sacrée tête de cochon, j'vous l'dis !


Miss Peggy et son piercing


L'heure du goûter !


Elevage d'ânes au bord de la Nive avec une future maman à gauche

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11 avril 2010

Ciboure
Le village est avant tout connu pour être la patrie de Maurice Ravel.
Sa vieille ville présente des ruelles aux maisons des XVIIe et XVIIIe siècles rénovées et charmantes.


Le quai Maurice Ravel


Ruelle de la vieille ville


La fontaine (1696) et à gauche, une maison datant de 1795


Au premier plan, à gauche, la maison natale de Maurice Ravel ; au second plan, le clocher de l'église


Maison natale de Maurice Ravel


Parvis de l'église Saint Vincent de Ciboure
(Ego sum ostium et ovile ovium = je suis la porte et le bercail des brebis)
Classée monument historique, cette église se distingue par son clocher octogonal (voir photo ci-dessus) datant du début du XVIIe siècle, unique en pays basque, avec sa triple toiture à huit pans, et son acoustique exceptionnelle bien connue des musiciens.


Au centre du retable, Notre-Dame-de-la Paix


La nef unique est un vaste vaisseau orné d'un triple étage de galeries élevées au XVIIe siècle.
Au fond la tribune de l'orgue.


La chaire riche de bois scluptés


Les galeries sont agrémentées de magnifiques tableaux qu'il est hélas difficile de photographier en raison de l'obscurité régnant dans l'édifice (comme dans la plupart des églises basques d'ailleurs !)


Chapelle latérale gauche


Chapelle latérale droite dédiée à la vierge élevée en 1698

8 avril 2010

Espelette.
Sous le soleil. 15 heures. 26° !


Rue principale


La maison du fromage ornée, comme il est de tradition, de piments


Façade du pays des piments


La boutique de la sangria basque (au piment !)


Le piment, le jambon et l'ail : les saveurs du pays basque


Un nouveau panneau publicitaire de mon chouchou de dessinateur
(Ah bin oui, si j'évoque Espelette, je ne peux m'empêcher de parler du génial Cortez !)

2 avril 2010

Joyeuses fêtes de Pâques à tous ! Et merci encore aux visiteurs du site jour après jour plus nombreux.

Poursuite de la visite de quelques coins sympathiques du pays basque avec aujourd'hui l'un des plus beaux villages de France.

Bonne soirée et excellente fin de semaine.

La Bastide-Clairence.
Visite de l'un des plus beaux villages de France : La-Bastide-Clairence, bastide navarraise du XIVe siècle, avec sa place des Arceaux, son église, ses cimetières catholique et israëlite, ses maisons navarraises, sa fabrique de macarons, et ses artisans d'art.

La commune est également connue pour la communauté israëlite qui y vécut du début du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.
Réfugiés d'Epagne et surtout du Portugal, des Israëlites séfarades s'installèrent à la fin du XVIe siècle à Bayonne, puis dans trois petites villes : Peyrehorade (où ils furent accueillis par le Seigneur d'Aspremont), à Bidache et à La Bastide Clairence (où ils furent protégés par le Duc de Gramont).
Appelés "portugais", les israëlites comptèrent de 70 à 80 familles en la Bastide Clairence au XVIIe siècle. Ils vivaient en une communauté autonome souvent nommée Nation Juive. Dès le début du XVIIe siècle, un cimetière israëlite est créé à côté du cimetière catholique. Aujourd'hui, les tombes de ces premières familles juives installées dans la région sont la propriété du Consistoire de Bayonne. La plus ancienne date de 1620, la plus récente de 1785. A partir de 1659, tous les prénoms sont bibliques : Jacob, Isaac, Benjamin, Esther, Rebecca, Sarah. Parmi les noms de famille on trouve les Dacosta, Henriquez, Lopez, Nunez, Depas, Alvares...


Maisons navarraises


Vue du village


Maison Médecin
Pignons caractéristiques du Moyen Age
Résille en croix de Saint André
Fenêtres à meneau


Maison Vieille (1583)
Construction représentative du style navarrais


Eglise Notre Dame du Chemin


Les galeries caractéristiques des églises basques.
Elles étaient exclusivement réservées aux hommes assistant aux offices religieux ; les bancs dans la nef accueillant les femmes chargées notamment de veiller les morts.


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